EN BREF
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L’adaptation au changement climatique en Île-de-France représente un enjeu crucial pour les collectivités locales, face à une région fortement exposée aux impacts climatiques tels que les vagues de chaleur, les sécheresses et les précipitations extrêmes. Alors que les défis environnementaux se multiplient, il est essentiel que les décideurs s’emparent de cette problématique pour garantir la résilience de leurs territoires et améliorer la qualité de vie de leurs habitants. Les Plans Climat Air Énergie Territoriaux (PCAET) offrent un cadre d’action, mais l’intégration de mesures d’adaptation reste encore limitée. Il est donc essentiel de mobiliser les acteurs locaux pour développer des initiatives pertinentes et concertées afin de répondre aux défis climatiques futurs.

L’adaptation au changement climatique en Île-de-France
La question de l’adaptation au changement climatique est devenue cruciale pour les collectivités d’Île-de-France, particulièrement face à des défis croissants tels que les vagues de chaleur, les sécheresses et les précipitations extrêmes. Bien que la région soit particulièrement exposée aux impacts du changement climatique, une récente étude a révélé que cette thématique reste encore trop peu intégrée dans les plans climat-air-énergie territoriaux (PCAET). En effet, seulement 18 % des actions mises en place dans ces plans concernent l’adaptation. Les collectivités doivent donc s’engager davantage pour élaborer des stratégies efficaces et cohérentes qui répondent à ces enjeux environnementaux.
Pour centrer cette adaptation, plusieurs leviers pourraient être mobilisés, notamment la promotion de l’aménagement urbain durable, qui inclut la végétalisation des espaces publics et la gestion durable de l’eau. Par exemple, des initiatives comme le Plan canopée à Saint-Quentin-en-Yvelines visent à augmenter le patrimoine arboré, contribuant ainsi à rendre le territoire plus résilient face aux impacts du changement climatique.

Les défis de l’adaptation au changement climatique en Île-de-France
Alors que l’Île-de-France fait face à des phénomènes climatiques de plus en plus fréquents et intenses, comme les vagues de chaleur et les précipitations extrêmes, l’intégration de l’adaptation au changement climatique dans les Plans Climat Air Énergie Territoriaux (PCAET) reste un enjeu crucial mais largement insuffisant. Selon une récente étude, seulement 18 % des actions inscrites dans ces plans sont réellement consacrées à l’adaptation, ce qui souligne une prise en charge encore très partielle de cette problématique. De plus, la recherche montre que les collectivités peinent à développer une approche globale. Par exemple, le manque de ressources techniques et financières pour évaluer les vulnérabilités des territoires complique considérablement la mise en œuvre d’actions ciblées et efficaces.
Certaines intercommunalités essaient néanmoins de se distinguer avec des initiatives, comme la végétalisation urbaine et la gestion durable de l’eau, qui, bien que coûteuses, pourraient offrir de réelles solutions à long terme. Cependant, l’absence d’objectifs chiffrés et d’indicateurs de suivi pour évaluer l’efficacité de ces mesures en masque souvent l’impact. La fragmentation des actions entre différents départements accentue la difficulté à obtenir des résultats cohérents. Ainsi, plusieurs acteurs locaux plaident pour une meilleure coopération intercommunale afin d’harmoniser les stratégies et rendre les territoires franciliens davantage résilients face aux menaces que représente le changement climatique.

Un enjeu encore peu intégré dans les stratégies locales
L’adaptation au changement climatique dans les PCAET
En Île-de-France, les Plans Climat Air Énergie Territoriaux (PCAET) ont été établis pour intégrer les préoccupations climatiques dans les actions locales. Cependant, malgré la vulnérabilité de la région face aux effets du changement climatique, tels que les vagues de chaleur et les précipitations extrêmes, l’adaptation n’est toujours pas une priorité dans ces plans.
Une étude de l’Institut Paris Région révèle que seulement 18 % des mesures dans les PCAET sont consacrées à l’adaptation. Ce chiffre témoigne d’une situation préoccupante, où les collectivités peinent à développer une approche globale et intégrée.
- Un manque de ressources : De nombreuses collectivités se heurtent à des restrictions financières et à un manque de personnel qualifié pour traiter correctement les enjeux d’adaptation.
- Des approches cloisonnées : L’adaptation est souvent traitée de manière isolée, sans lien avec les autres enjeux comme l’énergie ou la gestion de l’air.
- Objectifs chiffrés manquants : L’absence d’indicateurs mesurables rend difficile le suivi et l’évaluation des actions mises en place pour l’adaptation.
- Coordination des politiques : Il est crucial d’améliorer l’articulation entre le PCAET et les démarches d’aménagement du territoire pour une prise en compte efficace des enjeux climatiques.
Il est donc essentiel de promouvoir des initiatives qui favoriseront une meilleure intégration de l’adaptation dans les stratégies locales, en s’inspirant des bonnes pratiques et exemples réussis d’autres territoires.

A la veille de la Rencontre régionale Plans Climat sur le thème « Quelles politiques climat-air-énergie sur nos territoires franciliens ? », l’ Institut Paris Région publie une Note sur « L’adaptation au changement climatique en Île-de-France : un défi à relever pour les collectivités »
Le département Énergie Climat de l’Institut Paris Région a analysé l’intégration de l’adaptation au changement climatique dans les Plans Climat Air Énergie Territoriaux (PCAET) des collectivités franciliennes.
Alors que la région est particulièrement exposée aux impacts climatiques (vagues de chaleur, sécheresses, précipitations extrêmes), l’étude révèle que l’adaptation reste un enjeu émergent dans les politiques locales.
Un enjeu encore peu intégré dans les stratégies locales
Les PCAET, qui définissent les actions locales en matière de climat, d’air et d’énergie, peinent à inclure pleinement l’adaptation. L’analyse révèle ainsi que :
- L’adaptation représente seulement 18 % des actions recensées dans ces plans.
- Les stratégies développées manquent souvent d’une approche globale dans les plans d’actions et d’une vision à long terme pour renforcer la résilience des territoires.
Des défis à relever pour une meilleure prise en compte du climat futur
L’analyse met en lumière plusieurs obstacles à l’intégration de l’adaptation dans les PCAET :
- Un manque de ressources techniques et financières pour évaluer les vulnérabilités et passer à l’action.
- Une approche encore cloisonnée, où l’adaptation est souvent traitée séparément des enjeux énergétiques et environnementaux.
- Le besoin d’articulation à consolider entre les démarches PCAET et celles liées à l’aménagement et l’urbanisme.
- L’absence d’objectifs chiffrés et d’indicateurs de suivi pour mesurer l’impact des actions mises en place.
Des leviers d’action identifiés
L’Institut propose plusieurs pistes pour renforcer la résilience des territoires franciliens, leviers déjà qualifiés par certains territoires :
- L’aménagement urbain comme levier majeur d’adaptation, en favorisant la végétalisation, la désimperméabilisation et la gestion durable de l’eau.
- Le renforcement des coopérations territoriales, notamment entre intercommunalités et communes, pour assurer une cohérence des politiques locales.
- L’intégration systématique des enjeux climatiques dans les documents d’urbanisme et les stratégies de développement.
Vers une structuration renforcée des politiques d’adaptation
Avec l’adoption du Plan régional d’adaptation au changement climatique (PRACC) et la mise en place d’un observatoire francilien de l’adaptation, l’Institut Paris Region accompagnera les collectivités dans la compréhension fine des aléas climatiques et vulnérabilités territoriales pour déployer des actions concrètes et pertinentes. Ces initiatives visent à structurer une réponse collective face aux défis climatiques et à garantir une meilleure anticipation des risques pour les années à venir.
Expression d’une action collective pour faire face au changement climatique dans les territoires, les Plans Climat-Air-Énergie territoriaux (PCAET) portent le processus d’adaptation à l’échelle intercommunale. Bien que les enjeux climatiques soient déjà prégnants pour l’Île-de-France, l’analyse des Plans Climat franciliens révèle des difficultés à se saisir de cette question. Pour autant, la démarche PCAET, au plus près de la réalité locale, offre l’occasion de mobiliser de multiples leviers d’action pour rendre les territoires plus résilients. Au-delà d’une approche purement quantitative et technique, s’engager dans un processus d’adaptation porte aussi des questions de « valeurs » et de nécessaires arbitrages sur ce à quoi l’on tient. Le défi, pour les collectivités, est de co-construire une vision commune des enjeux, des risques et des actions à entreprendre avec les acteurs territoriaux, et ce, de manière pérenne.
Depuis 2015, les intercommunalités franciliennes sont engagées dans la transition énergétique locale. Le Plan Climat-Air-Énergie territorial (PCAET) reflète cette vision des enjeux climat-air-énergie, mais sa mise en œuvre reste un défi humain, technique, financier et organisationnel majeur. Comment concrétiser ces engagements ? Après quelques années, les collectivités progressent mais rencontrent des difficultés pour mener une transition énergétique rapide et ambitieuse.
- 72% des PCAET sont en cours de déploiement (12% en 2020)
- 28% des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) élaborent leur programme d’actions (71% en 2020)
Le département Énergie de L’Institut a analysé l’avancement des Plans Climat-Air-Énergie Territoriaux (PCAET) en Île-de-France. Depuis 2015, ces dispositifs réglementaires constituent un pilier essentiel de la transition énergétique locale. L’étude révèle une accélération de leur déploiement mais aussi des défis persistants à relever pour atteindre les objectifs climatiques régionaux et nationaux.
Un déploiement en progression, mais des défis à surmonter
D’après les données recueillies, 72 % des PCAET franciliens sont en cours de déploiement (contre seulement 12 % en 2020), et 28 % des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) élaborent encore leur programme d’actions. Cette dynamique montre une volonté d’agir, mais aussi des disparités entre territoires, liées aux ressources humaines, financières et techniques mobilisables.
Plaine Commune : l’économie circulaire dans le BTP
Cette action s’appuie sur la mise en synergie d’opérations d’aménagement pour faciliter la rencontre entre l’offre et la demande de matériaux de réemploi, et sur l’identification de fonciers disponibles pour la récupération, le tri et la remise en état des matériaux ayant un potentiel de réemploi. Il s’agit aussi d’accompagner les acteurs concernés pour optimiser, en amont, la gestion des matériaux et des déchets sur leurs chantiers, et de développer des filières
locales de matériaux (tri, stockage, préparation, revalorisation et réemploi)
en faveur d’une montée en compétences.
Des efforts significatifs pour réduire les émissions et la consommation énergétique
Entre 2005 et 2021, la région a enregistré une baisse de :
- 24 % des émissions de gaz à effet de serre, avec une diminution notable dans l’industrie (-36 %), le résidentiel (-32 %) et les transports (-19 %).
- 17 % de la consommation énergétique tous secteurs confondus.
- 13 % de la consommation énergétique des bâtiments résidentiels.
Cependant, ces progrès restent insuffisants pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. L’étude insiste sur la nécessité de renforcer la rénovation énergétique, notamment dans le secteur des copropriétés et du tertiaire privé, ainsi que d’accélérer le déploiement des énergies renouvelables.
Saint-Quentin-en-Yvelines : l’arbre au cœur de la lutte contre le changement
climatique
Les arbres sont essentiels pour aider les villes à lutter contre les effets du changement climatique. C’est pourquoi Saint-Quentin-en-Yvelines élabore son Plan canopée, un document stratégique basé sur six axes et des actions concrètes pour préserver et développer le patrimoine arboré, à la fois public et privé. Ce plan structurera l’action publique et mobilisera les acteurs locaux pour rendre le territoire plus résilient. Son lancement est prévu en 2025.
L’adaptation au changement climatique : une priorité en devenir
Les PCAET commencent à mieux intégrer l’adaptation au changement climatique, avec des actions axées sur l’aménagement urbain, la végétalisation et la gestion durable de l’eau. Toutefois, ces mesures restent marginales, ne représentant que 18 % des actions recensées dans les PCAET analysés.
Cergy-Pontoise : des projets citoyens de production d’énergie solaire
L’intercommunalité a soutenu la création d’un collectif devenu la coopérative O’Watt Citoyen (sensibilisation, communication, formation et mise à disposition d’une assistance à maîtrise d’ouvrage) pour réaliser des projets de production d’énergie solaire sur les toitures de certaines écoles, du campus universitaire ou d’équipements de l’intercommunalité, en partie en autoconsommation.
Des outils et stratégies pour renforcer l’action locale
L’étude met en avant plusieurs leviers pour améliorer l’efficacité des PCAET :
- Une meilleure articulation entre les échelles territoriales pour renforcer la coopération entre intercommunalités et communes.
- Des indicateurs de suivi simplifiés et harmonisés, notamment via des observatoires régionaux.
- Le développement des énergies renouvelables, appuyé par des outils cartographiques et des zones d’accélération dédiées.
- Des initiatives locales inspirantes, telles que des guichets uniques pour la rénovation énergétique et des projets citoyens de production d’énergie solaire.
Pays de Montereau : un impact environnemental des aménagements et des travaux réduit
La collectivité dispose d’un service Voirie de 15 agents pour gérer 350 km de voiries, incluant l’aménagement, l’entretien et la signalisation. Afin d’améliorer les performances environnementales, des techniques sont mises en place, comme la grave émulsion pour les routes à faible trafic, la bicouche de granulats clairs, la peinture à l’eau pour les marquages et l’utilisation de sacs de peinture dans des bidons métalliques réutilisables, réduisant
la consommation d’énergie et les émissions de carbone.
Vers un renforcement des engagements pour 2025
Avec la révision du Schéma régional du climat, de l’air et de l’énergie (SRCAE) et du Plan de protection de l’atmosphère (PPA), l’année 2025 sera clé pour affiner les stratégies locales et renforcer la mise en œuvre des PCAET. L’Institut Paris Région continuera d’accompagner les collectivités pour structurer et accélérer la transition énergétique francilienne.
L’Institut Paris Région est une agence d’urbanisme, d’étude et de prospective, qui accompagne les collectivités franciliennes dans la mise en œuvre de politiques publiques adaptées aux enjeux du territoire.
- https://www.institutparisregion.fr
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La région Île-de-France se retrouve face à des défis majeurs en matière de changement climatique, avec des impacts tels que des vagues de chaleur et des sècheresses croissantes. Les Plans Climat Air Énergie Territoriaux (PCAET) ont été mis en place pour répondre à ces enjeux, mais leur intégration de l’adaptation reste encore insuffisante, représentant à peine 18 % des actions recensées. Il est vital pour les collectivités de développer des mesures concrètes qui favorisent la résilience des territoires face aux événements climatiques extrêmes.
Les obstacles à surmonter incluent un manque de ressources, des approches cloisonnées et l’absence d’objectifs clairs. Pourtant, des leviers d’action existent, notamment l’aménagement urbain, le renforcement des coopérations entre collectivités et l’intégration systématique de l’adaptation dans les stratégies de développement. À l’aube de l’adoption du Plan régional d’adaptation au changement climatique, il est crucial que les collectivités s’engagent sérieusement pour co-construire une vision commune et anticiper les risques futurs.