EN BREF
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En 2024, la crise de l’apprentissage prend une allure alarmante, impactant directement la vie de 242 millions d’élèves à travers le monde. Les événements météorologiques extrêmes, exacerbés par le changement climatique, perturbent la scolarité de millions d’enfants, les rendant incapables de suivre leur éducation dans des conditions normales. Cette situation ne se limite pas à des pertes d’heures de cours ; elle soulève des inquiétudes majeures quant à l’avenir académique et social de ces jeunes, confrontés à un environnement d’apprentissage de plus en plus hostile.

Les perturbations scolaires dues aux événements climatiques
En 2024, plus de 242 millions d’enfants dans le monde ont vu leur scolarité perturbée par des événements météorologiques extrêmes, mettant en lumière une crise de l’apprentissage grandissante. Ces perturbations touchent divers pays et régions, en raison de phénomènes tels que les vagues de chaleur, les cyclones tropicaux, les inondations et les sécheresses. Par exemple, en Asie du Sud, 128 millions d’élèves ont subi des conséquences, résultant en fermetures d’écoles et en réajustements d’horaires d’enseignement. En juin, des températures extrêmes, atteignant 47 degrés dans certaines régions, ont empêché les enfants d’assister à l’école, car les conditions devenaient insupportables pour l’apprentissage.
Non seulement ces événements perturbent la scolarité, mais ils plongent également les élèves dans des situations de vulnérabilité accrue. En effet, des contextes fragiles mènent à des taux de déscolarisation élevés, surtout chez les filles, qui font face à un risque d’exploitation accru suite à l’interruption prolongée de leur éducation. Par conséquent, il est impératif d’agir pour renforcer la résilience des établissements scolaires et garantir un environnement d’apprentissage sûr face aux défis climatiques croissants.

Impact des crises climatiques sur l’éducation mondiale
En 2024, plus de 242 millions d’enfants dans 85 pays ont vu leur parcours éducatif gravement perturbé par des phénomènes météorologiques extrêmes, selon une analyse de l’UNICEF. Ce chiffre alarmant représente presque un enfant sur sept sur la planète. Les événements tels que les vagues de chaleur, les inondations, les cyclones tropicaux et les sécheresses sont responsables d’arrêts scolaires temporaires, de changements d’horaires et même de la destruction totale des infrastructures éducatives. Par exemple, au mois d’avril 2024, 118 millions d’élèves ont été affectés par une chaleur intense, entraînant la fermeture des écoles en Asie du Sud, notamment au Bangladesh et aux Philippines. Les crises climatiques, désormais reconnues comme un facteur clé de la crise de l’apprentissage, exacerbent des difficultés éducatives déjà présentes, accentuées par le manque de ressources et le surpeuplement des classes.
Il est essentiel de noter que cet impact n’est pas uniforme à travers le globe. Les filles, en particulier, subissent des conséquences disproportionnées. Dans des régions touchées par la sécheresse, telles que l’Éthiopie, des rapports indiquent que les mariages précoces ont augmenté, forçant de nombreuses jeunes filles à abandonner l’école. En outre, les enfants en situation de vulnérabilité sont encore plus à risque, exposés à des pratiques qui compromettent leur éducation et leur sécurité. Cette réalité souligne l’urgence d’adopter des stratégies précises visant à renforcer la résilience des établissements scolaires face aux aléas climatiques, tout en garantissant que l’éducation demeure un outil fondamental dans la lutte contre les effets du changement climatique.

En 2024, les crises climatiques frappent l’éducation
Scolarité perturbée : les chiffres alarmants
En 2024, plus de 242 millions d’enfants à travers le monde ont vu leur scolarité gravement perturbée par des événements météorologiques extrêmes. Selon un rapport publié par l’UNICEF à l’occasion de la Journée internationale de l’éducation, les effets du changement climatique sur l’apprentissage sont devenus une réalité particulièrement préoccupante pour les jeunes générations.
Les conséquences des catastrophes climatiques s’étendent bien au-delà de la simple fermeture d’écoles. Par exemple, en Asie du Sud, plus de 128 millions d’élèves ont subi des interruptions dans leur éducation dues à des aléas climatiques. Des événements tels que des vagues de chaleur, des cyclones et des inondations ont touché de nombreux pays, rendant l’accès à l’éducation encore plus difficile.
- Les fermetures temporaires des établissements scolaires entraînent des retards dans le programme éducatif.
- Le changement d’horaire réduit le temps d’apprentissage et perturbe la routine des élèves.
- La destruction physique des infrastructures éducatives entraîne des pertes irréparables pour les communautés.
- La mobilité réduite des élèves à cause des routes inondées aggrave la situation éducative.
Pour pallier ces défis, des solutions doivent être mises en place. Renforcer la résilience des établissements scolaires face aux aléas climatiques est désormais une nécessité. Cela inclut l’amélioration des infrastructures pour résister aux catastrophes et la mise en place de programmes d’enseignement sur le changement climatique et la réduction des risques de catastrophe.

L’éducation, enjeu crucial du changement climatique
Souvent négligée dans les discussions politiques, l’éducation est en réalité un pilier essentiel pour développer des stratégies adaptatives face aux défis climatiques. Il est nécessaire de s’assurer que les infrastructures scolaires soient sûres et que les enseignants soient aptes à aborder ces problématiques au sein des classes.
« Cela signifie qu’il faut garantir la sécurité des établissements, permettre l’apprentissage à distance en cas de fermeture d’écoles et former les enseignants sur les enjeux du changement climatique et la gestion des risques de catastrophe »
En novembre, l’UNICEF a déjà averti que huit fois plus d’enfants pourraient être exposés aux vagues de chaleur extrêmes d’ici 2050, soulignant que l’avenir des enfants doit être intégré dans tous les plans climatiques nationaux.
– L. A.
Photo de couverture : Inde. Pixabay
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En 2024, la scolarité de plus de 242 millions d’enfants à travers le monde a été perturbée par des événements climatiques extrêmes, mettant en lumière une crise de l’apprentissage alarmante. Cette situation s’est traduite par la fermeture d’écoles, des modifications d’horaires et même la destruction d’infrastructures éducatives, entraînant des conséquences graves sur l’apprentissage. À partir des données collectées dans 85 pays, il apparaît que les vagues de chaleur et les catastrophes naturelles ayant touché l’Asie du Sud, notamment, ont eu un impact particulièrement destructeur.
Les risques associés, tels que la déscolarisation des jeunes filles et l’exposition accrue à des violences de genre, aggravent encore davantage cette regrettable réalité. Ce constat souligne l’urgence d’une meilleure résilience des établissements scolaires face aux aléas climatiques et met en avant le rôle fondamental de l’éducation dans l’atténuation des crises environnementales. À l’avenir, il est crucial que les décisions politiques incluent des stratégies d’adaptation éducative pour garantir un apprentissage durable, et ainsi protéger les générations futures. Cette situation doit être considérée comme un appel à l’action collective pour envisager des solutions innovantes et intégrées qui puissent faire face à ces défis mondiaux croissants.